Vivre, travailler et se reposer chez soi ou ailleurs, au calme, tout le monde le souhaite. Et pourtant, bon nombre de logements, mais aussi de lieux de séjour et de travail, sont beaucoup trop bruyants. Le bruit qui nous empêche de dormir est également un facteur permanent de stress auquel on ne s’habitue jamais, quoi qu’on en dise. Bruits de voisinage et de circulation, défaut d’isolation phonique des appartements et maisons, atmosphère de travail trop bruyante, le confort acoustique est pourtant indispensable, que l’on souhaite dormir, se détendre et se reposer, ou simplement vivre et travailler sereinement.
Notions générales sur le confort acoustique
Toute notion de confort est subjective. Il en est de même pour le confort acoustique.
Comme pour la température, le seuil de confort en acoustique est propre à chacun de nous. La sensation de confort dépend de la personne, de sa qualité de perception auditive, mais aussi de son seuil de tolérance au bruit. De plus, le confort acoustique va également dépendre de la position de la personne exposée au bruit.
Exemple : le niveau sonore élevé d’un moteur peut rassurer le conducteur (donc se situer dans sa zone de confort) qui ne supportera pas pour autant les chamailleries d’enfants à l’arrière du véhicule. Alors que le chant des cigales peut être un empêchement à la sieste de certains, d’autres ont besoin d’un fond sonore pour s’endormir paisiblement et ne peuvent s’endormir dans le silence absolu (zone d’inconfort).
Donc, la notion de confort acoustique va non seulement dépendre de la perception auditive de la personne et d’un niveau sonore exprimé en décibels (db), mais également de la source du bruit ainsi que du cadre et du moment.
On distingue trois situations antagonistes influant sur le niveau ressenti de confort acoustique.
En activité
Que ce soit à domicile, au bureau, en atelier ou en voiture, le niveau de bruit que l’on est amené à supporter tout en restant dans une sensation de confort est relativement élevé. On s’attend à du bruit et on a besoin souvent de ce bruit : jeu des enfants dans la pièce voisine, sonneries, notifications de l’informatique, mouvement des machines, alertes sonores des véhicules, ronronnement normal du moteur et des trains roulants, etc.
En milieu plus calme
À domicile, au bureau, en atelier, mais aussi en voiture, on peut avoir besoin de calme et de concentration pour des activités requérant un certain niveau d’attention et de concentration. Si le bruit est attendu et espéré (musique, frappe du clavier, notifications d’ordinateur, bruit du moteur…) son niveau doit rester rassurant et ne jamais déranger.
En période de repos
Chez soi, mais aussi en vacances, on recherche l’atmosphère la plus silencieuse ou la plus confortable possible pour pouvoir jouir d’instants de repos et de détente.
Prise en compte du confort acoustique
Si la notion de confort acoustique est personnelle et varie avec le moment et l’activité, on peut toutefois fixer des seuils de confort et surtout d’inconfort, voire de danger.
Se priver partiellement ou totalement de la perception acoustique est possible (dispositifs antibruit), mais peut être un acte dangereux, voire interdit. Par contre, adapter sa perception auditive ou la transmission des bruits indésirables est possible et même recommandé.
Exemple : le Code de la route comme la plupart des codes de conduite stipule que les conducteurs doivent en permanence être en mesure de percevoir les bruits extérieurs (klaxons, sifflets…) et, si nécessaire, doivent être équipés de prothèses auditives afin d’atteindre le seuil de perception du niveau de bruit requis.
Confort acoustique : positionnement et isolation
Le confort acoustique peut donc être obtenu selon 2 grands axes :
- Le positionnement : il est fonction des possibilités d’implantation d’un bâtiment ou d’une structure, de l’aménagement du terrain et des caractéristiques du bâtiment abritant ou accueillant des résidents ou des activités.
- La perception des bruits : il s’agit techniquement de l’isolation acoustique des locaux, de l’atténuation des bruits de chocs et d’équipements avec éventuellement la mise en place d’un zonage acoustique et l’adaptation de l’acoustique interne des locaux.
À partir de ces grands axes, la recherche du confort acoustique peut se faire aussi bien lors du projet d’implantation d’une résidence, d’une structure ou d’infrastructures (route, rail, aérien…), que lors de la construction ou de la rénovation d’un bâtiment, d’un appartement ou d’une maison.
L’isolation acoustique (ou isolation phonique) va alors porter sur divers points dont : l’isolation acoustique du bâtiment par rapport aux bruits extérieurs, l’isolation acoustique des locaux par rapport aux bruits intérieurs (transmission des bruits d’impact et des vibrations sonores), l’aménagement de l’acoustique interne de chaque local selon sa destination.